Interview de
Natanaël Wright

Président fondateur de Wall Street English France

Avec une présence dans 28 pays, 40 ans d'expérience et près de 2 millions de personnes formées dans 425 centres de formation, Wall Street English est le numéro 1 de la formation en anglais ! En France, la marque compte 800 collaborateurs, 50 centres de formations et 25 000 stagiaires formés chaque année.
 
 
ZOOM SUR LE NIVEAU D'ANGLAIS DES FRANÇAIS EN 2017
 
LA JEUNESSE

Comment expliquez-vous que nos jeunes étudiants se déclarent encore à 51% avec un niveau d'anglais moyen ?
Notre dernière étude StepStone démontre que 44,8 % des étudiants sondés se sentent tout à fait à l'aise, 41,4 % sont mal à l'aise mais parviennent à se faire comprendre et 13,8 % perdent leurs moyens. Ce chiffre ne surprend pas quand on le met en perspective avec nos 69 % de jeunes qui consacrent moins d'une heure par semaine à l'anglais.

Où se trouve l'origine de ce malaise ?
À l'école, dans nos méthodes d'apprentissage françaises qui laissent peu de place à la pratique de l'anglais à l'oral. 58 % de nos jeunes regrettent de n'avoir suffisamment pratiqué l'anglais à l'oral !

Est-ce un frein pour la jeunesse française ?
C'est en voyage qu'ils sont le plus gênés (51,7 %) mais aussi dans la recherche de leur stage ou premier emploi (44,8 %).


LES EMPLOYÉS & DEMANDEURS D'EMPLOI

Chez nos salariés les chiffres sont également parlants : 60,3 % estiment avoir rencontré des difficultés à cause de leur niveau d'anglais, comment interprétez-vous ce chiffre ?
D'abord il s'agit d'une gêne liée au complexe du mauvais anglais, le fameux barrage de la langue lié à un manque cruel de pratique régulière. Quand on y regarde de plus près 52,1 % ont été gênés lors d'une présentation orale, contre 31,5 % pour comprendre précisément un document écrit et 30,1 % pour rédiger un mail ou un document en anglais.

Les salariés sont-ils fatalistes sur le sujet ?
Pas du tout, 74 % des sondés se disent intéressés par une formation en anglais dans le cadre du CPF.

Malgré ces chiffres, l'anglais reste-t'il perçu comme un atout majeur sur le marché du travail ?
Tout à fait, 94,4 % des sondés pensent que l'anglais est un atout à l'embauche. Nous pouvons donc affirmer que le niveau d'anglais français stagne malgré une volonté et un besoin de plus en plus présent de le maîtriser.


 
LE PHÉNOMÈNE D'"UBERISATION" DANS LA FORMATION PROFESSIONNELLE
 
Existe-t-il, comme dans d'autres secteurs, un phénomène d'uberisation en matière de formation ?
Oui, le marché de la formation vit une sorte "d'Uberisation" dans le sens où l'utilisateur final devient décideur et acteur de son plan de formation. Avec le CPF et maintenant le CPA, il n'a plus besoin de passer par l'entreprise pour se former à l'anglais par exemple. À l'époque du DIF, certaines procédures poussives via l'entreprise, avec des possibilités de refus, pouvaient en décourager certains.
Aujourd'hui, par une simple prise de contact avec son OPCA (Organisme Paritaire de Collecte Agréé), l'utilisateur peut exercer son droit à la formation sans même en avertir son entreprise.
L'OPCA financera la formation par le biais de fonds mutualisés que ne contrôlent plus l'entreprise.
Cette prise de pouvoir du salarié, cette nouvelle agilité, sont notre forme d'Uberisation !

Chaque salarié est donc maintenant totalement maître de son propre budget de formation ?
Oui, avec une réserve tout de même ! Il reste le filtre des branches professionnelles par lequel les entreprises peuvent être tentées de reprendre le contrôle de ces budgets.
Sachant que les OPCA sont gérés par les partenaires sociaux et organisés sous forme de branches professionnelles, ces derniers fixent les conditions de prise en charge des formations pour chaque OPCA et donc par branche. À titre d'exemple le FAFIEC (branche de l'informatique notamment) a modifié ses taux de prise en charge passant ainsi de 60 euros à 25 euros de l'heure pour un cours d'anglais.
L'utilisateur est donc décideur mais peut subir les conséquences des choix de filtrage de certains de ces OPCA sur les formations auxquelles leurs adhérents peuvent avoir accès.
Le CPF ayant pour vocation d'accroître la mobilité des salariés d'un secteur à l'autre, d'une région à l'autre, afin de favoriser leur mobilité et leur employabilité, ces variations, en fonction des branches professionnelles, vont à l'encontre du principe fondamental du CPF, à savoir : offrir un droit à la formation attaché à chaque salarié dans le but d'accroître ses compétences et donc son employabilité.

 
WALL STREET ENGLISH, 1ER RÉSEAU NATIONAL DE FORMATION
À RECEVOIR LA CERTIFICATION VERISELECT DE BUREAU VERITAS
 
Vous avez décidé d'engager votre groupe dans une démarche qualité en vue d'obtenir la certification VeriSelect de Bureau Veritas, pourquoi ?
Dès 2015, nous nous sommes engagés dans une démarche qualité afin de faire valider la qualité de nos process, partout en France.
Wall Street English est un groupe franchisé aux process suivis par l'ensemble de ses franchisés. Même si les contrôles de Bureau Veritas ont été intenses, Bureau Veritas a été très satisfaite de ses audits.

Quels types de critères faut-il respecter pour obtenir cette certification ?
Des critères d'amélioration constante de nos outils et formations pédagogiques, des critères de performance sur nos méthodes, de résultats, d'information, d'organisation, de cursus pour nos stagiaires. Cette certification est particulièrement exigeante, nous sommes très fiers de pouvoir la recevoir aujourd'hui.
C'est aussi un engament pour l'avenir de Wall Street English.
 

Jacques Matillon, directeur général de Bureau Veritas, remet à Natanaël Wright,
PDG de Wall Street English France, la certification VeriSelect.
Cette certification arrive à l'heure où vous dévoilez une nouvelle méthode d'apprentissage de l'anglais, Wall Street English est dans une vraie dynamique !
En effet, en proposant un nouveau modèle d'apprentissage à nos stagiaires nous répondons parfaitement aux nouvelles attentes des pouvoirs publics et surtout de nos stagiaires et restons à la pointe des nouvelles techniques de formation.

Que proposez-vous dans cette nouvelle méthode ?
The New Student Experience, une expérience utilisateur nouvelle, plus conviviale, plus intuitive, plus interactive et plus ludique ! Les fondations de cette nouvelle méthode sont bâties autour de cinq nouveaux outils innovants :